Dessins

motivation doctorat humour

Maintenir le feu sacré de la motivation

Maiiiiiis c’est duuuuuuur !!! Oui je sais qu’c’est dur mais faut maintenir le cap, garder ta motiv juuuuuusqu’au bout !! Allez zouuuuuuu on r’monte ses manches et on y va ! (les filles, remontez juste vos manches, on n’a pas l’temps d’épiler l’reste)
Il y a 50% d’abandon en doctorat (Lovitts, 2001; Moguérou, Murdoch, & Paul, 2003). 40% des doctorants abandonnent en début de parcours, 30% au milieu et 30% à la fin. Vu l’investissement du doctorant en termes de temps, d’énergie et de ressources, l’abandon en fin de parcours peut être évidemment beaucoup plus traumatisant que l’abandon en début de parcours (Gardner, 2009; Lovitts, 2001).
Mais pourquoi zabandonnent-ils tous comme des mouches ? Pour plusieurs raisons : académiques,  financières et personnels. Dans les raisons personnelles on trouve : 1) l’erreur de parcours (se rendre compte que finalement ce n’est pas ce que l’on veut faire, manque de motivation), 2) la difficulté du doctorat (trop de stress, de pression, épuisement, trop de travail), 3) la famille (pression de la famille, vouloir fonder une famille) et 4) les problèmes de santé (Lovitts, 2001).

18 commentaires pour ce dessin

  1. Aurore Nagala dit :

    c’est tout à fait mon cas en ce moment et mes vacances n’y ont rien changé !! que faire existe t il une solution miracle quand le feu de la motivation est quasi éteint?

    • Tis dit :

      Salut 😀 je pense qu’il faut s’interroger sur les raisons à entreprendre un doctorat. Pourquoi tu le fais? pour quelles raisons? Les raisons sont-elles d’ordre personnel (ex: challenge, dépassement de soi, etc)? intellectuel (ex:enrichissement) ou professionnel (ex:sans doctorat pas de carrière dans la recherche)? En quoi est-ce important pour toi de faire un doctorat?

  2. luz dit :

    Merci Tis pour tes dessins, qui remotivent souvent justement =) !! Continue, grâce à toi, être doctorante serait presque un plaisir et une fierté =) !

    • Tis dit :

      Merci c’est gentil 😀 Oui profites-en!, moi ça me manque parfois de ne plus être en doc, c’était tellement enrichissant! Une expérience unique.

  3. Missfine dit :

    Rien de mieux que d’assister à des soutenances de thèses pour se remotiver.

  4. xeal dit :

    C’est exactement mon cas, les dernières corrections alors que l’on a une version complète sont les pires. J’ai quasiment plus de buche de la motivation 😀

  5. Dans les raisons majeures d’abandon, je placerais le manque d’accompagnement de la majorité des thésards. Quand tu dis « 2) la difficulté du doctorat (trop de stress, de pression, épuisement, trop de travail) », ce qui me frappe c’est le fameux « trop de travail », alors que nous définissons pour la plus grosse partie nous-mêmes ce qui est nécessaire pour constituer une thèse complète. Sans conseils et sans accompagnement par nos encadrants, la pression que l’on se met peut se retrouver destructrice pour des personnes qui manquent de confiance en eux.

    • Tis dit :

      Oui tu as raison, la direction de recherches est la principale cause d’abandon en deuxième et troisième cycles universitaires. Ici c’est compris dans la catégorie « raisons académiques ». Pour le travail, oui la thèse demande beaucoup de travail, le doc le sait et c’est effectivement lui-même qui se l’impose. Néanmoins, je pense qu’à un moment certains abandonnent parce qu’ils considèrent que leur travail doctoral empiète beaucoup trop sur leur vie perso et qu’il le ressente comme un gros sacrifice qu’il n’est plus possible de faire.

      • Le point qui est très intéressant dans ta phrase, c’est celui-là:  » leur travail doctoral empiète beaucoup trop sur leur vie perso et qu’il le ressente comme un gros sacrifice qu’il n’est plus possible de faire. »

        Ce que je trouve fascinant pendant une thèse, c’est que très peu de travail est imposé en l’absence d’encadrement. Malgré cela, le doctorant se met une pression monumentale en reléguant sa vie personnelle au second plan (voire plus loin) pour « réussir » une bonne thèse. Alors que la définition même d’une bonne thèse est très très floue…

        Je pense que cela est vrai dans tous les domaines, même si je pense que ça peut être pire en sciences humaines/sociales. En sciences « dures » (j’aime pas ce terme), on a un labo et un travail qu’on peut séparer de sa vie perso si on en a la volonté.

  6. Attention à la chauve souris batman elle est derrière toi elle t’attend au tournant je crois allez remotive toi !

  7. Inconnu dit :

    Et malheureusement, il y a aussi l’arrêt en fin de parcours quand ton directeur décide de ne pas vouloir te mener au bout, au bout de 5 ans et 500 pages de manuscrit…parce que vous n’avez pas la même conception des choses…
    Et que tu es dans un carcan administratif où personne ne veut se mouiller…

  8. Ludivine dit :

    Eh oui Tis, tu as raison, pour se motiver, il faut se rappeler pourquoi on a choisi un doctorat … Malgré tout, c’est franchement pas évident !!! Mais il faut s’accrocher jusqu’au bout, car même si personne ne nous aide, c’est au moins une victoire personnelle !!!

  9. […] dessin ICI a été sélectionné pour faire partie de l’ouvrage « les meilleurs blogues de […]

  10. Chay dit :

    Salut tt e monde, je vais passé un entretien du doctorat, et la question qui me pose probleme à ce moment c’est : pour quoi fait on une doctorat ? j’ai oublié mes motivations
    pouvez vous m’aider SVP?

    • Tis dit :

      Coucou 🙂 C’est propre à chacun, on à tous nos raisons: pour le challenge, parce qu’on ne savait pas quoi faire d’autre, pour la passion de la recherche, pour développer des compétences transversales (cf mon dessin « adopte un doc » qui détaille toutes les compétences qu’on développe au niveau doctorat), pour comprendre quelque chose, pour résoudre un problème, pour avoir le niveau +8, pour avoir un job qui demande un niveau bac +8, etc

  11. Chloé dit :

    Quand j’ai commencé mon doctorat en 2016, on m’a avertis que c’était « une épreuve » de faire un doctorat. J’en rigolais un peu, du genre ouais c’est comme un master mais en plus long ! Facile ! Et puis j’ai démarré ma première année … seule, avec une charge de TD et une motivation qui s’étiolait au fil de temps. Je repoussais le travail, préférant me concentré sur ma charge de TD. Et puis la question fatale est apparue dans ma tête : Pourquoi tu fais une thèse ? Euh … parce que je pouvais ! Je pouvais car j’ai un Bac +5 mention très Bien, de la passion pour mon sujet et … c’est tout ! Pas de projet professionnel à terme. Donc passé au minimum 4 ans parce que je peux est vite devenu quelques choses qui me travaillait. Financièrement c’était compliqué, je n’étais pas financé, et j’ai touché le salaire de ma charge de TD en juillet … Bref, je suis partie sur une année de césure, toute motivé à « mettre de l’argent de côté, travaillé, et revenir l’année suivante ». Actuellement en pleine année de césure, j’ai fais une mission d’archéo, j’ai été assistante d’éducation dans un collège, je pars actuellement dans une mutuelle et prépare le concours d’assistant de conservation du patrimoine. Autant dire que ma thèse s’éloigne, même si j’y consacre du temps parfois, avec quelques élan de passion et de motivations, mais cela reste superficiel.
    Bilan : Il faut bien réfléchir au pourquoi d’une thèse, ne pas se laissé bercé par l’idée qu’on sera quelqu’un de mieux et de plus intelligent en étant docteur. Si on n’a pas de vrai projet et un directeur dynamique qui nous porte vers le haut concrètement c’est compliqué.
    J’aurais sans doute toujours un regret au fond de moi, et je garde intrinsèquement l’envie d’y revenir un jour, pourquoi pas.
    Good Luck !!

    • Tis dit :

      Bonjour Chloe, merci pour ton témoignage. Oui tu pourras toujours y revenir, rien n’est encore perdu! Exactement il faut une motivation, mais la motivation n’est pas forcément le projet professionnel. Pour moi c’était la passion de la recherche, le challenge, et après mon doctorat je ne savais toujours pas ce que je voulais faire (je bossais à l’univ en tant qu’IGE en attendant de trouver ma voie). J’ai trouvé ma voie quelques années plus tard et mon doctorat est essentiel pour mon métier actuel. A la fois le diplôme et à la fois les compétences développées via le doctorat.