Dessins

pedagogie universitaire

Favoriser la participation de ses étudiants

AAAh l’enseignement 🙂 Mes étudiants ne répondent jamais à mes questions, dois-je me pendre ? Pas tout de suite, déjà, est-ce que je pose correctement ma question? Si je dis: « Qu’est-ce que l’effet posthumus? non? personne ne sait? alors je vais vous le dire c’est…« . Dans ce cas, 1) je ne laisse pas assez de temps à l’étudiant pour réfléchir à la réponse 2) je formule la question négativement ce qui n’encourage pas l’étudiant à répondre devant tout le groupe surtout s’il n’est pas sûr de sa réponse. Je vais plutôt poser la question de cette manière : « Quelles sont vos questions (et je compte jusque 8 dans ma tête) ?« . Pour avoir des réponses à touuuus les coups (garanti ou Tissié), une petite technique pédagogique existe, c’est le penser-comparer-partager. PENSER: je laisse mes étudiants réfléchir à leur réponse, seuls, pendant 2 mn. COMPARER: ensuite, je leur laisse 1mn pour comparer leur réponse avec leur voisin. PARTAGER: enfin, je leur demande leur réponse en grand groupe. C’est une technique qui 1) laisse à l’étudiant le temps de réfléchir à sa réponse (chose que l’on fait rarement); 2) permet à l’étudiant de comparer sa réponse avec celle de son voisin, pour s’assurer que sa réponse n’est pas débile; 3) permet à l’étudiant de répondre plus facilement parce qu’il répond en tant que membre d’un groupe et non en tant qu’individu. Tous plein d’autres techniques pédagogiques ICI.
Inutile de nier que vous avez tous été voir sur Wikipédia ce qu’était l’effet Posthumus lol 🙂

4 commentaires pour ce dessin

  1. giby dit :

    Cool, avec ces méthodes, les étudiants se retrouve dans la même ambiance qu’en primaire…

  2. Julien dit :

    @giby : si l’ambiance en question consiste en des élèves qui prennent la parole et échangent, je suis pour !

  3. No name dit :

    Une classe de td à l’université ressemble pour beaucoup à celle d’un établissement secondaire en terme de maturité des étudiants qui attendent TOUT des intervenants, si on ne les bouscule pas, aucune application cocnrète de leurs compétences n’est réalisée. A la clé, un examen écrit (on en raffolle à l’Université) et aucune prise de position orale. Le travail universitaire exige un esprit critique, que l’on met en oeuvre à l’écrit….. mais surtout à l’oral!!

  4. lili dit :

    Il est vrai que parfois on attend des étudiants une réflexion instantanée et l’on se retrouve avec une classe muette sur une question intéressante, je vais donc tester ce conseil de bon sens! Sinon cher Gilby, ça fait parfois du bien de retourner aux fondamentaux (notamment concernant l’orthographe) 😉