Actus

[Interview] Article sur EducPro

EducPro consacre un article à La thèse nuit gravement à la santé. Il est intitulé « Si la thèse m’était contée… Paroles de doctorants en BD ».
La BD est à l’honneur ces jours-ci avec l’ouverture, le 30 janvier 2014, de la 41e édition du festival d’Angoulême. A cette occasion, EducPros vous invite à plonger dans la vie des labos aux côtés de Tis, une jeune femme docteur en sciences de l’éducation, auteur du blog “La thèse nuit gravement à la santé” (PhDelirium) et de bandes dessinées dans lesquelles elle s’attache à croquer le quotidien des doctorants, avec humour mais vérité. Son second album, AnecDoc de Doc. Journal intime de doctorants, vient de paraître. La thèse nuit gravement à la santé. Au-delà de la légèreté de la formule, Tis en est convaincue : se lancer dans un doctorat est une épreuve, physique et psychologique. “On est happé par une sorte de boulimie d’apprentissage mais cette quête de tout savoir sur tout engendre une insatisfaction permanente car plus on apprend, plus on découvre qu’on ne sait pas. Surtout, la thèse nuit à la santé parce qu’on est constamment poussé au-delà de ses limites.” C’est cette expérience, partagée par d’autres doctorants, que la jeune femme a voulu raconter, à l’issue de sa thèse en sciences de l’éducation soutenue en 2009. Un premier dessin posté sur Twitter, une page Facebook, un blog, PhDelirium, qui accueille aujourd’hui quelque 10.000 visiteurs par mois. De page en page, on peut y suivre un drôle de petit personnage, tiraillé entre sa soif de connaissance et le “thesis blues”, entre le manque de socialisation et l’obsession pour son sujet de doctorat. De ces dessins naît en 2012 un premier album de bande dessinée, La thèse nuit gravement à la santé : le dico du doc, qui s’attache à décrire par la caricature ce qu’est un doctorat et comment il peut être vécu au quotidien. Avec son second album, Tis entend désormais “dépasser cette vision globale pour capturer les spécificités des parcours, parce que, explique-t-elle, on ne vit pas la thèse de la même manière en première et en dernière année, et que le terrain d’un géographe n’est pas celui d’un biologiste, et que les relations avec les directeurs sont toutes différentes”. Soucieuse de “donner la parole aux doctorants”, la jeune femme leur a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour qu’ils lui fassent part de leurs anecdotes, heureuses ou malheureuses. Sur les 500 reçues, elle en a sélectionné 220, aujourd’hui rassemblées dans ce Journal intime de doctorants. AnecDoc de Doc (Presses universitaires de Suisse). Un ouvrage de 152 pages qui alterne anecdotes écrites et dessinées.“Au-délà de la description du vécu des doctorants, souligne Tis, certains dessins amènent à se questionner plus globalement sur le fonctionnement universitaire et notamment sur la non-(re)connaissance du diplôme doctoral en dehors de la sphère académique.” Une façon pour la jeune dessinatrice d’apporter sa contribution humoristique à un très sérieux débat. Lire la suite ICI

Pas de commentaire pour ce dessin